Témoignages - Planchon Claude-Alain

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Témoignages


Lettre de Damien HERMELLIN, fils adoptif du Maître Serge Peretti et sculpteur de la danse :

HERMELLIN Damien
Peintre et sculpteur de la danse.
Damien Hermellin a fréquenté toute sa carrière les studios de danse, avec le maître Serge Perreti de l'Opéra Garnier,et le soutien de Claude Bessy, ancienne directrice de l'école de danse à Paris. Deux bronzes funéraires se trouvent au cimetière du Père Lachaise à Paris, dont celui de la tombe du danseur étoile Serge Péretti dans la partie historique et celui de Patrice Cottebrune.


Saint-Denis, 10 novembre 2012,

Cher Claude-Alain,

Je suis au Centre Cardiologique du Nord à Saint-Denis pour la pose d’un défibrillateur et j’emporte comme compagnie pour ces quatre jours, votre roman « Sans stèle fixe » - Lecture étonnée, intéressée et suivie avec plaisir !

Je suis admiratif devant ce style si original, cet amour des mots poussés jusqu’à la poésie avec tous ses assemblages en contrepèterie amusante, en contredits efficaces et persuasifs, elliptiques parfois, et devant ces réflexions si personnelles traduites avec une élégance allusive et parfois frôlant le snobisme maniériste !

Mais quelle invention !

« Un agréable poémicule à vous faire paon dans le cœur ! » - Par exemple – Ce raccourci pour l’impressionnisme = « C’est un œil de verre tourné sur lui-même qui annonce l’abstraction… », bon raccourci ! Aussi, moi, j’ouvre « les pupilles dilatées » et « j’ouvre de nouveau les vitrines empoussiérées de mon imaginarium » ! Que ne pourrais-je aussi bien dire !...

Je suis éberlué devant votre talent, épistolier dirais-je, puisque ces notes de votre héro ont quelques choses de lettres écrites à soi-même !...

Je vous félicite aussi pour la construction du roman, habile avec introduction, post-scriptum et postface d’un autre médecin, et ce premier chapitre qui devrait suivre normalement l’attentat à la gare, mais qui, ainsi placé en proue, introduit le personnage d’Olivier KERN dans cette souffrance qui rôde, émerge en surface, se renfonce pour mieux affleurer de nouveau et ce, tout au long du roman.

La personnalité riche et puissante de Ana nous retient en haleine avec douleur !

Puis soudains ces notes autobiographiques me troublent avec ces passages sur la danse, Gilberte Cournand, Carolyn Carlson, la maîtresse de ballet de Cannes qui me fait penser à Marika Besobrasova et Larrio Ekson soi-même en son propre personnage, tout cela fait que je crois voir « CAP » en Olivier et ce médecin en vos propres occupations médicales (même si je les sais quelque peu différentes). D’ailleurs la clé doit être dans le post-scriptum et la postface page 173 « De ce personnage, je suis né… » avec la lettre du Professeur David Khayat qui appuie sur vos descriptions de l’évolution impitoyable du cancer.

Quelle imagination, cher Claude-Alain ; décidément vous me donnez l’impression de vivre trois vies à la fois !...

Une question qui me touche à vif : d’où vous vient l’histoire de ce Christ de bois de Verrocchio (rien que ça !) sur lequel fornique « Marie-Ethel » et que vous dîtes provenir de Santa Maria del Fiore à Firenze ? Quel bonheur ce serait qu’on l’eut retrouvé, mais a-t-il seulement existé ? Ce serait un maillon important dans l’histoire des grands crucifix du 15ème siècle après ceux de Donatello et de Brunelleschi, peut-être jamais égalés ; celui-ci avant ceux disparus de Léonard et du jeune Michel-Ange, pourtant célèbres en leur temps et que certains historiens pensent avoir retrouvés périodiquement ces dernières décennies. Oui de ce rare sculpteur, , ensuite en passant à ceux du 16ème siècle comme le Christ de marbre blanc, nu et précieux sur sa croix de marbre noir de Cellini et qui se trouve maintenant à l’Escurial, et je ne compte pas celui de Jean de Bologne que je trouve écœurant de mollesse, pour finir avec les merveilleux dessins de Michel-Ange de la fin, qui ont inspiré ses élèves, Pontormo, Naldini, Bronzino, Daniele de Volterra et particulièrement de Bronzino ce fameux Christ en croix peint sur bois pour l’étonnante famille d’humanistes les Panciatichi et bâti comme une sculpture sur fond minéral, austère comme les poèmes de Michel-Ange pour Vittoria Collonna, suspectés d’hérésie pour leur esprit confinant à la réforme. Son beau Christ a été récemment retrouvé et restauré au musée Chéret de Nice par les organisateurs de l’expo. Bronzino au Palazzo Strozzi de Florence. C’est dire l’importance que serait donc la redécouverte de ce Christ de Verrocchio, maître de Leonard et dont le catalogue st malheureusement si mince.

Votre goût d’antiquaire apparait à plusieurs reprises dans le livre, description d’intérieurs, la statue de Demether, le tableau rare d’Antoni Guerra, peintre catalan du 17ème page 153 : « le Baroque m’a toujours mené aux labyrinthes » dites-vous si joliment sans oublier l’amusante description de l’expo. du peintre à Mougins !

Encore une fois, bravo cher Claude-Alain car la compagnie de votre livre m’a été agréable pendant mon séjour à l’hôpital.

Damien



J'atterris à l'instant du voyage dans votre imaginaire, viens de lire d'une traite en regardant les belles illustrations : nul doute qu'il a de quoi tenir en haleine les petits, en nous entraînant dans le fantastique. C'est l'histoire même dont on ne se lasse pas et où prime une envie "d'y revenir" pour y puiser de nouveau des émotions fortes

- Martine d'Agen le 17 avril 2013.

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- Merci pour votre livre que j'ai lu avec plusieurs fois l'impression que cela me ramenait à mon passé, à ma vie, à mes rêves...
TANT QUE LA FLAMME VACILLE LE SOUVENIR PERDURE.....
Depuis plus de 10 ans chaque année avec mon épouse nous passons une ou deux semaines à Venise. Nous nous y sentons bien , avec cette impression de s'y "liquéfier",  de se couler dans son histoire, de vivre avec une autre échelle de temps.
Chaque année de Fondamente Nueve nous allons en vaporetto au cimetière de San Michele. Nous y effectuons toujours le même cheminement vers le  fond,  jusqu'au carré presque abandonné ou se trouve au long du mur les sépultures de Stravinsky et de Diaghilev. Souvent une main anonyme y a déposé une rose. Au retour, dans le carré central, là ou les tombes sont petites et serrées les unes contre les autres comme pour s'entraider au delà de la mort, il y a une tombe d'une jeune fille, une  danseuse étoile, sur le marbre qui la recouvre, posés l'un sur l'autre,  une paire de  chaussons en porcelaine, à coté une petite veilleuse électrique nous rappelle son âme. Une musique légère semble s'élever au milieu de la sérénité de ce lieu, les chaussons semblent s'agiter, durant quelques minutes son âme anime curieusement nos pensées...
Chaque année c'est devenu curieusement comme  "lui rendre visite", on vient la saluer...
Le passé...
"Nous sommes que la construction de notre passé, fabriqué au présent  sur des projets futurs". J'ai construit cette affirmation, elle m'aide à presque 70 ans à m'astreindre à conserver un taux de création du réel basé sur mon expérience passée. Sans passé plus de futur, et un présent réduit à l'heure vécue (cas de ma mère atteinte d'Alzheimer)
Dans votre livre je découvre que le passé, notre passé, possède un autre pouvoir celui de construire de l'irréel, de l'imaginaire, du féérique, du fantastique, de l'étrangeté, du surnaturel.  Notre passé matière première de notre imaginaire? de nos rêves?  vous en apportez la preuve
Je terminerai en disant: "Tant que le souvenir perdure, le rêve vit...."
Encore merci
Cordialement,

Georges P.


J'ai terminé ton ouvrage cette nuit. Quelle noirceur ! Toujours d'une grande subtilité et ta scène de la mort de Bob!
C'est terrible à mon sens, mais furieusement bien écrit. Ta maîtrise de la langue est hallucinante et tu y prends un plaisir manifeste...
 
Dominique Andrieu de V.


J'ai lu cette correspondance avec avidité !!! Oui je te connais mieux maintenant, quoi que j'avais déjà préssenti cette sensibilité à fleur de 'PEAU' !!! C'est beau, puissant, pudique et vrai, malgré cette fougue amoureuse.

"La liberté c'est pas seulement s'en aller c'est juste savoir qu'on pourrais" c'est vrai je l'ai malheureusement expérimenté.

Jeanne Elise

"Recommande chaudement "Panique à Deer Creek" (Jacques Flament Editions) de Planchon Claude-Alain. Les vastes plaines du Wyoming, la mort, la folie, l'amour et Jeff Buckley... Une écriture haletante et précise. Bref, j'ai adoré!
Thierry Desaules, Écrivain et Acteur.
« La plume agitée éjacule des mots, des couleurs, des sons, des odeurs tout en restant érotiquement correcte. On aime beaucoup la truculence des anecdotes de famille (la douairière et le vol-au-vent), et le trouble décrit par la rencontre dans le TGV (le croqueur). Le récit brille de pépites (les références culturelles et artistiques serties dans le texte), d’humour (la promotion de l’hôpital américain) et d’amitiés (références à Nicole Croisille, l’amie de toujours de l’auteur). On devine qu’un gros travail de documentation a été effectué sur le milieu des diamantaires et encore plus fouillé sur les milieux libertins de Paris (Le triangle) et d’Amsterdam (la rouge). Plus qu’un roman je le classerais dans la catégorie « de la réalité augmentée ». Georges PASLIER 8.11.2017
 
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