Les enfants en fin de vie - Planchon Claude-Alain

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Les enfants en fin de vie

Actu / Presse

Interview du Docteur Claude Alain-Planchon par la maison du Cancer  -  Propos recueillis par Pascale SENK



Un conte pour aider les enfants en fin de vie

Le docteur Claude - Alain Planchon, spécialiste de médecine nucléaire et de cancérologie à L’Hôpital Américain de Neuilly, est aussi écrivain. Sensibilisé aux conditions de fin de vie des enfants malades, il publie un conte, « le Prince aux mains rouges ».Tous les bénéfices seront reversés à un centre spécialisé. Rencontre.



LMC : quelle est la genèse de cette action ?

C-A.P : En fait, j’avais écrit ce conte il y a plus d’une vingtaine d’années, dans un manoir en Touraine où nous passions des week-ends et séjours entre amis et famille. C’était un endroit assez terrifiant, avec armures, blasons et boiseries impressionnants pour ceux qui y dormaient. J’avais imaginé l’histoire de cette maison à travers son régisseur malfaisant, un Prince aux mains rouges… Récemment, ma fille a retrouvé ce manuscrit et m’a dit « Pourquoi ne le publies-tu pas ? ». Entre temps, j’avais rencontré le petit Valentin, et le projet a pris forme et sens.

LMC : qui était Valentin ?

C-A.P : Celui à qui je dédie ce conte. Un petit garçon de 10 ans originaire de Bordeaux qui était atteint d’un cancer des os.  Son parrain et sa marraine m’avaient contacté pour que nous puissions mettre en place à son égard un suivi thérapeutique entre Villejuif, Bordeaux et Los Angeles. Valentin est souvent venu à Paris, nous l’avons emmené à l’Opéra, faire des ballades en bateau-mouche. Il a pu vivre plus de trois ans après le diagnostic. Avec lui, j’ai été très sensibilisé à l’accompagnement des petits malades en fin de vie et j’ai donc voulu agir dans ce domaine.  

LMC : vous avez donc choisi de reverser tous les bénéfices aux services de soins palliatifs pédiatriques ?

C-A.P : Oui, et heureux fait du hasard, au moment même où le livre était imprimé, Roselyne Bachelot inaugurait à Toulouse l’Oasis, premier lieu dédié à l’accompagnement des enfants en fin de vie. Cette initiative va tout à fait dans le sens de ce à quoi je suis attaché : une ambiance peu médicalisée, une écoute et une présence de qualité car il n’y a que quatre chambres, un accueil réellement attentionné envers les familles.  

LMC : pourquoi  la forme du conte vous a-t-elle semblé favorable à un tel projet ?

C-A.P : D’abord je dois dire que le conte s’adresse autant aux enfants qu’aux adultes. Je le vois comme un support de communication entre des enfants qui ont un peu peur, cherchent du réconfort et posent des questions à leurs parents qui le leur lisent.  Et puis j’ai moi-même été nourri des Contes de Perrault. On y traverse des épreuves, le mal. Dans l’histoire que j’ai imaginée, il y a une rencontre, véritable malédiction, entre ce régisseur cruel et une jeune innocente. Comme  dans la maladie. Mais l’histoire se termine bien et de manière inhabituelle. Cela me permet de dire qu’il faut quand même toujours croire aux miracles.



 
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